Depuis le 12 juin 2026, le Pacte européen sur la migration et l'asile est mis en œuvre. Lors de la session plénière de juin, le Parlement européen a voté en faveur de la mise en place de « hubs de retour » dans le cadre de ce pacte. Le but de ces plateformes est d'expulser les personnes se trouvant dans l'UE sans titre de séjour. Ces « hubs de retour » seront situés dans des pays tiers considérés comme « sûrs ».
Ceux qui ne quitteront pas le territoire seront plus sévèrement sanctionnés, ce qui impliquera, par exemple, des réductions de prestations, des perquisitions dans les logements privés, des placements en détention et, le cas échéant, des arrestations en vue de procéder à des renvois. Même les familles et les personnes vulnérables peuvent être placées en détention dans un tel centre pour une durée pouvant aller jusqu'à 24 mois.
Une telle démarche est critiquée par de nombreux acteurs. C'est notamment le cas d'Amnesty International. Nina Alizadeh Marandi, juriste et chargée de mission spécialisée dans le droit et la politique d’asile chez Amnesty International Allemagne, estime que les « hubs de retour » ne sont pas compatibles avec les droits de l’homme.
Une interview au micro de Laura Voigt.