Deux ans après son lancement, l’étude Mentalo, première grande enquête nationale sur le bien-être mental des 11-24 ans menée par l’Inserm, livre ses premiers enseignements.
Elle compte aujourd’hui plus de 20 000 participants, contre 3 000 au départ. Selon Karine Chevreul, médecin en santé publique, les chiffres globaux restent stables : la moitié des jeunes disent aller bien, un tiers présentent un risque de détresse anxio-dépressive.
ais le suivi des mêmes individus révèle une légère baisse, notamment chez les collégiennes, où la pression scolaire augmente, et chez les étudiants. La scolarité reste le premier facteur cité par les jeunes pour expliquer l’évolution de leur état.
Côté écrans, le risque croît avec le temps passé et les usages tardifs. Se dire accro aux réseaux sociaux ou à la pornographie augmente le risque de près de 50 %, tandis que les jeux vidéo, pratiqués en communauté, ont un effet protecteur contre l’isolement.
Enfin, dans la moitié des cas, la perception des jeunes ne correspond pas aux scores mesurés : la chercheuse plaide pour une éducation à la santé mentale. L’étude est prolongée de deux ans et pourrait servir de thermomètre aux établissements.