Du 21 septembre au 2 octobre, la quinzaine de la non-violence et de la paix propose partout en France conférences, ateliers et débats. Avec la guerre en Ukraine et le réarmement de l'Europe, la question n'a rien d'abstrait : une société peut-elle aussi se défendre sans armes ?
Alain Refalo, enseignant, membre du Centre de ressources sur la non-violence et rédacteur en chef de la revue Alternative non-violente, y travaille depuis son statut d'objecteur de conscience au début des années 80. Il défend la "défense civile non-violente" : préparer la population à résister à un coup d'État ou à une occupation, en refusant de collaborer, pour faire échouer les objectifs de l'agresseur.
Il s'appuie sur des exemples historiques. En 1968, les Tchécoslovaques ont fait face aux chars du Pacte de Varsovie, dialoguant avec les soldats et usant de l'humour. L'échec final, souligne-t-il, vient de la capitulation des dirigeants, pas de la résistance civile. En Serbie, en 2000, un mouvement lancé par les étudiants a fait tomber Milosevic.
Selon lui, l'Ukraine illustre aussi cette résistance, moins visible : mairies protégées, sabotages, solidarités du quotidien. Face aux menaces informationnelles, cyber ou climatiques, il plaide pour que la société civile se prépare.
Un colloque sur le sujet aura lieu les 13 et 14 novembre à Strasbourg.