En 1926, moins de dix ans après la Première Guerre mondiale, le Prix Nobel de la paix est décerné conjointement à deux hommes que tout opposait quelques années plus tôt : le Français Aristide Briand et l’Allemand Gustav Stresemann. Une récompense hautement symbolique, dans une Europe encore marquée par les traumatismes du conflit et les rancœurs nationales.
Ce Nobel vient saluer leur rôle central dans les accords de Locarno, signés en 1925, qui visent à garantir les frontières européennes et à instaurer un climat de confiance entre anciens ennemis. À travers le dialogue franco-allemand, Briand et Stresemann font alors le pari de la diplomatie et de la coopération plutôt que de la revanche.
Mais cette paix reste fragile. Si leur démarche ouvre la voie à une stabilisation temporaire du continent, elle ne résistera pas à la montée des nationalismes et aux bouleversements politiques des années 1930. Stresemann meurt en 1929, Briand en 1932, peu avant que l’Europe ne replonge dans la guerre.
A l'occasion du 100ème anniversaire de la remise de ce prix Nobel, et de la journée franco-allemande, l'Association Cologne, Lille, Erfut (ACLE), organise un premier événement : une conférence baptisée "Les chemins de la paix". Le rendez-vous est donc donné le 22 janvier dès 18h30, à l'Université catholique de Lille.