Euradio et l'Agence nationale de la cohésion des territoires présentent "1000 façons de faire l'Europe". Chaque semaine, dans une alternance de reportages et d’interviews, partez à la rencontre de projets et de citoyen·nes qui font bouger les lignes, partout en France. Avec le soutien de l'Union européenne.
Protéger 30% de la surface terrestre et 30% de la surface marine d’ici 2030 : c’est l’ambition de la stratégie de l’Union européenne en faveur de la biodiversité. Pour y parvenir, elle soutient des initiatives locales grâce au Fonds européen de développement régional (FEDER).
A Fort-de-France, la création d’un Centre territorial d’Exploration de la Biodiversité de Martinique (CTEBioM) s’inscrit pleinement dans ces objectifs. Ce laboratoire de recherche fondamentale en bioscience vise à mieux comprendre et à valoriser les ressources biologiques du territoire.
La Martinique dispose en effet d’une biodiversité végétale, animale et marine particulièrement riche et abrite des espèces qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde.
Porté par la collectivité territoriale de Martinique, le projet vise à promouvoir l'acquisition de connaissances scientifiques sur les espèces endémiques de la Martinique et bénéficie à ce titre du soutien de l’Union européenne qui finance le projet à hauteur de 5 millions d’euros sur un total de 6,4 millions.
Axelle Duranty, chargée de mission au sein de la collectivité territoriale de Martinique, estime que, “sans ces fonds européens, le projet aurait difficilement pu voir le jour”.
Bien qu'il existe depuis longtemps des chercheurs et des associations naturalistes sur l’île, la création d’un centre dédié à la mise en réseau de ces acteurs est une première. Le CTEBioM permettra ainsi de réaliser l’ensemble des analyses directement sur le territoire grâce à des équipements de haute technologie alors qu’elles étaient souvent réalisées dans des laboratoires extérieurs par le passé.
"Le CTEBioM a été pensé comme une interface entre les entreprises, les start-up, les chercheurs” dans le but de “créer un environnement où les acteurs économiques pourront facilement accéder à la recherche pour permettre l’émergence de nouvelles filières à forte valeur ajoutée, fondées sur la connaissance et la valorisation durable de la biodiversité martiniquaise." Axelle Duranty, chargée de mission au sein de la collectivité territoriale de Martinique
La population martiniquaise bénéficiera également des retombées positives du projet puisque le centre offrira des possibilités de formation en accueillant stagiaires et doctorants.
Un entretien mené par Laurence Aubron, en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires, avec le soutien de l’Union européenne.
Montage : Garance Boury.