La 16e édition du festival Circulation(s) a été inaugurée le 21 mars au Centquatre-Paris, dans le 19e arrondissement de la capitale. Jusqu'au 17 mai, il expose les œuvres de 26 photographes émergent·es de la scène européenne, de 15 nationalités différentes. Des créations issues d'une rencontre entre des formes d'expression et techniques photographiques très diverses.
Parmi les artistes, l'Ukrainienne Olia Koval, née en 2001, propose une œuvre qui allie la mise en scène à la photographie pour témoigner de son quotidien à Kyïv, où elle vit toujours depuis le début de la guerre en février 2022. Elle a représenté en taille réelle la chambre d'un personnage fictif, dans laquelle grouillent des dizaines de milliers de punaises rouges qui s'infiltrent par le parquet. Une allégorie de l'armée russe qui a envahi son pays.
Cette année, un focus sur l'Irlande
Comme chaque année, le festival Circulation(s) est aussi l'occasion de mettre plus particulièrement en lumière la photographie d'un pays européen à travers les œuvres de quatre artistes. Pour cette 16e édition, Ruby Wallis et Dónal Talbot représentent l'Irlande, aux côtés d'Ellen Blair et de Clodagh O'Leary.
Ruby Wallis a photographié des plantes dans le jardin du château de Lismore avec un groupe de personnes en demande d'asile. Un projet pour se réapproprier ce lieu colonisé par le Royaume-Uni depuis la fin du XIIe siècle.
Dónal Talbot, quant à lui, expose des photographies de paysages et de ses ami·es prises dans la campagne irlandaise. Il montre ainsi un parallèle entre les identités queer et l'évolution de la nature.
L'exposition est ouverte du mercredi au dimanche de 14h à 19h.
Le programme du festival Circulation(s) est disponible à cette adresse :
https://www.festival-circulations.com/
Reportages par Pauline Lück