Le dérèglement climatiques et la baisse structurelle de la consommation d’alcool, plongent les viticulteurs girondins dans une crise profonde depuis plusieurs années. Pour de nombreuses exploitations, la question n’est plus seulement de produire, mais de maintenir un prix de vente qui permette de couvrir les coûts et de soutenir leur activité.
Face à ces difficultés, les professionnels se tournent vers l’Union européenne pour qu’elle prenne davantage en compte les réalités économiques de la filière viticole. Ils espèrent notamment que le cadre européen des indications géographiques (IG) puisse les aider à mieux défendre la valeur de leurs vins, renforcer leur pouvoir de négociation et éviter une dégradation des prix.
Le 25 juin dernier, à Bruxelles, producteurs d’IG, représentants d’autorités nationales et régionales et chercheurs se sont ainsi réunis pour discuter des opportunités et des limites de la réglementation européenne. Au centre des échanges : le rôle des groupements de producteurs, appelés à mieux organiser la filière autour des appellations et à porter collectivement les intérêts des viticulteurs.
Pour en parler, euradio a reçu Stéphane Gabard, viticulteur à Galgon, en Gironde, président du Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur et engagé au sein de la Confédération nationale des appellations d’origine contrôlée. Présent lors de cette rencontre à Bruxelles, il revient sur les pistes envisagées pour aider la viticulture girondine à sortir de la crise.
Un entretien mené par Camille Buonanno