Terres rares, métaux critiques… Derrière ces termes techniques se cache un enjeu stratégique majeur pour l’Europe : son indépendance industrielle et énergétique. Aujourd’hui, une grande partie de ces matériaux indispensables aux batteries, aux éoliennes ou aux semi-conducteurs provient de Chine.
À Bordeaux, un chercheur tente de changer la donne en utilisant l’intelligence artificielle pour concevoir de nouveaux matériaux. Le projet, baptisé GEMPROMISE, est porté par Cyril Aymonier, directeur de recherche au CNRS et directeur de l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux, avec Gian-Marco Rignanese de l’université catholique de Louvain et Pierre Vandergheynst de l’EPFL à Lausanne. Il a reçu le soutien du Conseil européen de la recherche, avec une bourse de 9,1 millions d’euros sur six ans.
Une interview menée par Cassandre Thomas.