Toutes les semaines, Stéphanie Taupin vous emmène en Europe et dans le monde, pour une visite pas comme les autres. La Cofondatrice de l'agence de voyages sur-mesure Les Éclaireurs Du Voyage partage son regard sur des musées, lieux atypiques et savoir-faire, pour s'immerger dans la culture.
Bonjour Stéphanie Taupin, vous êtes cofondatrice de l’agence Les Éclaireurs Du Voyage et aujourd'hui vous nous emmenez très haut à Tokyo. Mais où exactement ?
Et bien Laurence, on va pousser les portes du Mori Art Museum, mais pour cela, il va falloir prendre l’ascenseur... Et monter jusqu’au 53ème étage de la tour Roppongi Hills Mori.
Avant même de parler de ce qui est exposé, c’est le bâtiment en lui-même qui est remarquable, lumineux à l’excès, et avec des vues imprenables sur la ville de Tokyo.
On y va donc pour profiter de l’architecture, du design, avant même de considérer l’art.
À quoi s’attendre dans ce musée ?
Ce qui fait son identité unique, c’est précisément qu’il n’en a pas. C’est à dire qu’il n’y a pas de collection permanente, mais une succession d’expositions temporaires aussi riches qu’éclectiques. Cet été par exemple, cela allait des statues hyper modernes de l’australien Ron Muek, à des peintures et photos engagées de l’indonésien Timoteus Anggawan Kusno.
Et puis le musée joue un peu les mécènes, ou les investisseurs disent certains... en créant peu à peu aussi sa propre collection, sous le nom de MAM. Oeuvres vidéos, peintures de jeunes talents, objets plus conceptuels, c’est tout un monde et une identité qui est en train de se créer.
Et autour de ce musée innovant alors, quelle est l’ambiance ?
Le Mori est situé en plein centre de Tokyo, dans le quartier de Roppongi.
Selon l’heure où vous y passez, lui aussi a une identité changeante. En pleine journée, c’est un des quartiers les plus huppés de Tokyo, avec des restaurants étoilés Michelin, des boutiques de luxe, des galeries d’art.
Et à la nuit tombante, au pied des gratte-ciel, il devient l’un des quartiers les plus animés de Tokyo, entre bars, restaurants et boîtes branchées. Une débauche de lumières presque poétique quand on prend de la hauteur pour observer depuis l’observatoire de Tokyo City View, au 52ème étage, 250m au dessus du sol...
Notre conseil est donc de visiter le Mori Art Museum l’après-midi, pour profiter de la vue depuis la plate-forme à la tombée de la nuit, avant de retourner à l’animation du bas et d’aller dîner ou boire un verre.
Les tours pour avoir une vue dégagée sur la ville sont-elles nombreuses ?
Il y en a plusieurs oui, et c’est une bonne façon de s’orienter dans cette ville immense.
Nous vous recommandons 2 tours :
La Tokyo Sky Tree, avec ses 2 plates-formes à 350 et 450m de haut, les plus hautes de la ville.
Et la Shibuya Sky par temps dégagé, pour avoir une vue sur le Mont Fuji dans le lointain.
Chaque quartier a son ambiance et ses spécificités, donc une fois le tour d’orientation fait vue du ciel, il faut partir découvrir les rues, les arcades, s’immerger.
Quels sont les quartiers les plus marquants pour une première visite ?
En vrac Shinjuku pour son ambiance branchée, Kabukicho plus traditionnel, et Ryogoku carrément historique. *
Et s’il n’y avait qu’un mot à retenir pour symboliser le Mori et Tokyo ?
Contrastes.
Un entretien réalisé par Laurence Aubron.
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* Pour aller plus loin dans les ambiances des quartiers de Tokyo, lisez cet article : https://leseclaireursduvoyage.fr/quelles-villes-voir-au-japon/