Les éclaireurs du voyage

Voyage au Kilimandjaro

Photo de Sergey Pesterev sur Unsplash Voyage au Kilimandjaro
Photo de Sergey Pesterev sur Unsplash

Toutes les semaines, Stéphanie Taupin et Fabien Hée vous emmènent à la découverte de l'Europe... et plus si affinité ! Les cofondateurs de l'agence Les Éclaireurs Du Voyage ramènent de leurs repérages sur le terrain, souvenirs de rencontres, trouvailles insolites et conseils pour vos prochains voyages. Un regard parfois amusé, toujours sincère, sur ces destinations qui nous entourent et nous en font voir de toutes les couleurs.

Stéphanie Taupin, vous êtes cofondatrice de l’agence Les Eclaireurs Du Voyage et aujourd'hui vous allez nous parler du Kilimanjaro. Que s’y passe-t-il ?

Alors Laurence, j’ai pris un peu d’avance pour prévenir vos auditeurs et les inviter en Tanzanie… Dans un mois, le 22 mars 2026, aura lieu le Marathon International du Kilimanjaro !

Rassurez-nous Stéphanie, on ne monte pas au Kilimanjaro en courant ?

Non, vous avez raison Laurence, le marathon aura lieu en bas du volcan.

Et il y en a pour tous les niveaux :

Marathon complet (à savoir 42km200)

Semi-marathon (21km100),

et pour le pur plaisir, la « fun run », de 5km seulement.

C’est une course pas comme les autres qui attend les participants.

Le marathon se fera sur la jupe du Kilimanjaro, avec un petit dénivelé positif de 290m sur 8km, à la fraîche du matin, avant de redescendre et poursuivre. Une portion de 2km se fera sur une piste non asphaltée, entourée de la belle végétation de la région de Moshi.

L’an passé, plus de 50 nationalités étaient représentées, et presque 13000 participants.

Alors pour les intéressés, dépêchez-vous de vous inscrire ! *

Vous nous parliez d’une belle végétation. Y trouve-t-on aussi des animaux sauvages ?

La région de Moshi est en fait une terre très fertile, où la forêt alterne avec les petites parcelles agricoles. On y va donc plutôt pour randonner entre les petits villages, entre plantations de café et de bananes… et aussi pour découvrir la culture du peuple Chagga ! **

Pour admirer la faune sauvage, il faut aller un peu plus à l’Ouest, vers les grands parcs nationaux de Tarangire, Serengeti, et la zone de conservation du Ngorongoro, souvent connus pour le passage de la grande migration des gnous sur le territoire tanzanien.

En mars justement, peut-on observer la migration dans l’un de ses parcs  ?

Alors Laurence, on parlait des humains qui courent le marathon… Mais la course que font les gnous, et les zèbres dans leur sillage, est autrement plus importante.

Tout au long de l’année, ils se déplacent dans une grande boucle circulaire qui les mène au Kenya et en Tanzanie, au gré des pluies et donc des pâturages verts. Lorsque l’herbe se fait plus rare, ils déménagent vers la région suivante.

Il n’y a donc pas de date précise d’une année à l’autre, mais sur la période de fin mars, les troupeaux se trouvent généralement sur les secteurs Sud-Ouest et Ouest du parc du Serengeti. Ils y resteront jusque vers fin avril, avant de remonter un peu plus au nord vers la rivière Grumeti.

Stéphanie Taupin, une recommandation pour ceux qui veulent observer la migration ?

Je dirais simplement qu’une belle observation animale, c’est une observation qui ne perturbe pas les animaux.

Vous avez sans doute vu des images du l’immense troupeau de gnous traversant à la nage la rivière Mara… Ca se passe dans le nord du Serengeti, au début de l’été. Malgré la limitation du nombre de véhicules prise par les autorités du parc, clairement on n’y est pas seul.

Je recommande plutôt d’observer la migration dans l’Ouest du Serengeti en mai-juin. On y croise tout à coup un cordon immense de gnous, traversant la vaste plaine, les pistes… Ca semble ne jamais s’arrêter. On est là sur un safari de qualité, sans trop de monde, on peut prendre son temps, et découvrir toutes les autres espèces animales présentes dans la région.


* Inscription à la course sur https://www.kilimanjaromarathon.com/

** Pour découvrir la région de Moshi : https://leseclaireursduvoyage.fr/destination/tanzanie/#itineraire-det-3