La Commission européenne et les Européens eux-mêmes craignent la désinformation. 79 % d'entre eux s'inquiètent de l'influence de la désinformation sur les élections. Cette inquiétude semble justifiée. Des ingérences extérieures ainsi que des campagnes de désinformation sont régulièrement observées, surtout sur les réseaux sociaux.
Un nouveau rapport sur plusieurs pays européens parle d'une « prime à la désinformation ». Sur TikTok, 43 % des contenus toxiques qui incitent à la haine et des contenus d'information sur la santé ou la politique, sont trompeurs.
Émilie Dillenschneider, responsable du département des sciences humaines et coordinatrice des programmes d'animation, notamment sur les fake news, à la médiathèque André Malraux de Strasbourg, estime qu'il s'agit là d'un danger. En avril, elle a coordonné à la médiathèque une semaine intitulée « Chasse aux fake news », au cours de laquelle les participants abordaient le thème des fausses informations de manière ludique. Nous l'avons rencontrée dans le cadre d'un escape game destiné à aider à repérer les fausses informations.
Découvrez dans ce reportage pourquoi les fausses informations doivent être considérées comme un danger, quel rôle revient à la politique ainsi qu’aux échanges et à la confrontation avec d'autres personnes et d'autres points de vue.
Un reportage de Laura Voigt.