Dans une tribune parue le 11 juin, Le Monde qualifiait la Coupe du monde de football 2026 d'"aberration climatique", pointant les milliers de vols entre les trois pays hôtes. Un diagnostic que partage l'association française des Climatosportifs, qui rassemble aujourd'hui près de 130 sportifs et sportives engagés pour un sport plus responsable.
Leur constat est triple : le sport subit le réchauffement climatique, avec des entraînements annulés à cause des canicules, il y contribue aussi, en tant que secteur économique parmi les plus dynamiques, mais il peut surtout devenir un puissant levier de mobilisation.
Sur la Coupe du monde justement, la vice-présidente plaidoyer Manon Guyonnet assume une position nuancée : les Climatosportifs reconnaissent la capacité unique du tournoi à rassembler des millions de supporters à travers le monde, mais dénoncent une compétition devenue inadaptée aux limites planétaires, entre record de vols en avion et billets hors de prix qui excluent une partie du public.
L'association mise sur une charte du sportif responsable, articulée autour d'actions individuelles (alimentation, mobilité, choix des équipements, seconde main) et de leviers collectifs, à destination des fédérations et des sponsors, dont l'affichage normalise selon elle les activités les plus polluantes.