Jusqu’au tournant du XXe siècle, les femmes étaient considérées comme juridiquement incapables : mineures à vie, placées sous l’autorité d’un père, d’un mari, ou d’un tuteur. Le droit lui-même entérinait leur exclusion. Et pourtant, c’est aussi par lui qu’est venue la brèche. « L’accès des femmes aux carrières juridiques ne s’est pas fait d’un coup », précise Sarah Ferrand. Si la profession d’avocat leur est accessible dès 1900, celle de commissaire-priseur attendra 1924.
Une interview signée Virginie Schadler.