Aujourd’hui en Europe

Aujourd'hui en Europe - 27 mars 2025

© Site officiel de la présidence ukrainienne Aujourd'hui en Europe - 27 mars 2025
© Site officiel de la présidence ukrainienne

Aujourd'hui en Europe est un journal consacré aux actualités européennes du jour, réalisé par la rédaction d'euradio à Bruxelles. Avec Gaspard Timmermans, Robin Job Thomas Kox, Paul Thorineau et Ulrich Huygevelde.

Au programme : 

  1. La rencontre entre Macron et Zelensky
  2. L’Arménie officialise sa candidature d’adhésion à l’UE
  3. La préparation de la nouvelle PAC

Bonjour Paul, on commence ce journal par la visite du président Ukrainien Volodymyr Zelensky en France. Il a été  accueilli à l’Elysée par Emmanuel Macron pour discuter de la suite de l’aide internationale à l’Ukraine.

Emmanuel Macron a accueilli une nouvelle fois Volodymyr Zelensky ce mercredi 26 mars avec une annonce, celle d’une aide militaire supplémentaire de la France à l’Ukraine de deux milliards d’euros.

La rencontre a eu lieu en amont du sommet prévu jeudi 27 mars à Paris qui réunit une trentaine de pays pour “finaliser” les garanties de sécurité à apporter à Kiev en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Le président ukrainien compte déterminer avec eux quels pays sont disposés à participer à une éventuelle force de maintien de la paix.

Volodymyr Zelensky a également de nouveau appelé les alliés européens à se positionner sur la saisie des avoirs russes gelés, lors d’une interview télévisée mercredi soir affirmant que, pour Kiev, l’Otan reste, “la meilleure garantie pour la sécurité”. 

Les dirigeants de 31 pays sont attendus jeudi matin à l’Elysée pour un nouveau sommet sur l’Ukraine. 

Y seront représentés : les Etats membres de l’UE et des alliés de l’OTAN tels que le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège ou encore la Belgique. Le sommet de « la coalition des volontaires » visera à finaliser le travail sur le soutien militaire « à court terme » pour l’Ukraine. Si les Etats-Unis ne seront pas présents lors du sommet, l’Elysée a assuré que, je cite, "Tout cela se fait en toute transparence avec nos partenaires américains.”

Concrètement, le président français souhaite obtenir plus de clarté sur l’aide que chacun peut encore s’engager à apporter à l’Ukraine. 

Oui, une liste des contributions possibles est notamment attendue de la part de chaque pays participant. Lors du sommet, il sera également question des garanties de sécurité que les Etats peuvent apporter pour garantir un éventuel accord de paix en Ukraine, éventuellement sous la forme d’un déploiement d’une force internationale. La France et le Royaume-Uni y sont favorables, mais des Etats membres de l’UE comme l’Italie et la Pologne sont réticents.

Une réunion qui va se dérouler alors que l’administration de Donald Trump évoque un possible allègement des sanctions contre Moscou afin d’inciter la Russie à cesser les combats en Ukraine.

Washington et Moscou ne cessent de s’entretenir pour trouver des issues au conflit qui leur seraient favorables et qui passe notamment par un allègement des sanctions occidentales. Moscou affirme également que Washington serait prêt aussi à faciliter l'accès des exportations russes de produits agricoles et d’engrais, à réduire les coûts d’assurance maritime et à élargir l’accès aux ports et systèmes de paiement.

Pour leur part, les pays européens se disent contre tout allègement des sanctions envers Moscou.

Oui, mercredi 25 mars, la Commission européenne a démenti toute évolution de la position de l’UE sur les sanctions à la suite des négociations entre les États-Unis et la Russie. Toute modification des sanctions de l’UE ― qu’il s’agisse de leur levée ou de leur prolongation ― doit être approuvée à l’unanimité par les 27 États membres. Certains membres des 27 réclament leur renforcement.

On continue ce journal en évoquant le vote historique du parlement arménien. L’assemblée a voté pour officialiser sa candidature d’adhésion à l’Union européenne.

Oui, le Parlement arménien a en effet voté, mercredi 26 mars, pour finaliser la candidature de ce pays à l’Union européenne (UE). Ce pays du Caucase, ancien allié de la Russie, cherche désormais à se rapprocher de l’Occident. Adopté en dernière lecture avec 64 voix (celles des députés de Contrat civil, le parti au pouvoir) contre sept, le texte appelle le gouvernement arménien à lancer le processus d’adhésion à l’UE.

L’Arménie reproche notamment à Moscou son manque de soutien face à l’Azerbaïdjan dans le conflit concernant la région du Haut-Karabagh. Cette région azerbaïdjanaise à majorité arménienne a été contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens.

À l’automne 2023, Bakou a repris par la force la région du Haut-Karabakh, contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens. Les troupes russes, pourtant déployées en tant que forces de maintien de la paix, ne sont pas intervenues, provoquant la colère du gouvernement arménien. En quelques semaines, plus de 100 000 Arméniens ont dû fuir la région, craignant des exactions. Ce désengagement perçu de Moscou a accéléré la rupture entre les deux pays.

Depuis, l’Arménie ne cesse de se rapprocher de l’occident.

Oui en janvier 2024, elle a adhéré à la Cour pénale internationale (CPI), malgré les mises en garde russes. Cette adhésion contraint Erevan à arrêter Vladimir Poutine s’il venait à se rendre sur son territoire, en vertu du mandat d’arrêt émis contre lui en mars 2023. Un geste hautement symbolique qui a encore tendu les relations avec Moscou. Autre preuve du repositionnement stratégique arménien : en juillet 2024, le pays a accueilli des exercices militaires conjoints avec les États-Unis. 

Erevan qui amorce aussi un dialogue avec son voisin azerbaïdjanais.

Oui en mars, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont annoncé être parvenus à un accord de paix, visant à mettre fin à des décennies de tensions et de conflits armés. Reste à savoir si cette dynamique débouchera sur la signature officielle d’un traité.

On termine ce journal en évoquant les inquiétudes des ministres de l’agriculture des 27, face à un projet de réforme du financement de la Politique agricole commune (PAC).

Réunis lundi 24 mars à Bruxelles, les ministres européens de l'Agriculture ont fait part de leurs interrogations sur le financement futur de la politique agricole commune (PAC). S'ils ont tous globalement salué « la vision pour l'agriculture » présentée en février par Christophe Hansen, le commissaire européen à l'Agriculture, une majorité d'entre eux s'est cependant interrogée sur les moyens qui pourraient y être consacrés.

Une majorité d'Etats membres craignent une baisse du budget de la PAC. 

Oui car la réforme changerait la manière dont les fonds sont attribués, sur la base, non plus de la taille des exploitations mais de la performance. Ce qui pourrait entraîner des distorsions de concurrence au sein du marché intérieur.

Cette approche suscite de l’appréhension des grandes nations agricoles européennes telles que la France, l'Espagne, l'Italie ou encore la Grèce et l'Autriche.

Un journal de Assia Patel, Gaspard Timmermans et Paul Thorineau.