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« Spitzen wanted » – La revue de presse du 29 mai 2019 édition du soir

Written by on 29 mai 2019

Ils sont en quête d’un successeur à Jean-Claude Juncker !
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont entamé des négociations hier soir et cherchent un nouveau président de la Commission européenne d’ici fin juin.
Si Angela Merkel soutient la candidature du « spitzenkandidat » du PPE, Manfred Weber, Emmanuel Macron de son côté est plus favorable à la nomination de la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, ou même, du négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier.
Les éditorialistes évaluent les chances des différents candidats.

Les allemands de Handelsblatt, eux, préfèrent prévenir qu’il ne faut pas que la quête d’un successeur à Juncker traîne en longueur :

“L’UE est confrontée à d’immenses attentes :
il lui faut rivaliser avec les puissances mondiales que sont les Etats-Unis et la Chine, juguler le changement climatique et se préparer aux futures vagues migratoires, pour ne citer que certains défis parmi d’autres.
C’est pourquoi la communauté européenne a besoin de dirigeants viables et capables d’agir.
Il faudra avoir désigné le successeur de Jean-Claude Juncker lors du sommet européen du 22 juin au plus tard.
Ce faisant, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ne doivent pas succomber à la tentation de nommer un président de Commission faible, qui ne soit que leur marionnette.
L’Union a besoin d’avoir à sa tête un leader charismatique, en mesure de parler d’égal à égal avec ses homologues américain et chinois, mais aussi de convaincre les citoyens européens.”

Le modèle du « spitzenkandidat » a fait son temps, estime la politologue Cornelia Woll dans Le Monde :

“La faible légitimité du spitzenkandidat et l’opposition des Etats risquent de faire pencher la balance en faveur d’une personnalité plus consensuelle, comme Michel Barnier, qui a dû laisser la place à Jean-Claude Juncker en 2014 mais est devenu le visage de l’Europe unie dans les négociations du Brexit.
Il est fortement soutenu par le président français et ses chances sont presque au même niveau que le spitzenkandidat officiel.
Il est imaginable aussi de voir des noms plus surprenants, comme Christine Lagarde ou Angela Merkel, dont la fin du mandat en tant que chancelière a été annoncée en 2018.”

Enfin, Radio Europa Liberă explique comment Macron compte s’y prendre pour faire barrage au spitzenkandidat du PPE, Manfred Weber :

“Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont déjà pris de premières mesures dans la course aux postes clés des institutions européennes, d’autant plus qu’il ne sera pas simple, compte tenu des résultats du scrutin, de trouver un équilibre des pouvoirs au sein d’un Parlement européen extrêmement fragmenté.
Derrière Emmanuel Macron le libéral, le centre politique se découvre une nouvelle force – avec 109 sièges, il sera en effet le troisième groupe au Parlement européen.
Emmanuel Macron a déjà rencontré, lundi soir, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, l’un des représentants des socialistes européens les plus en vue aujourd’hui, pour évoquer la possibilité d’une alliance – un pacte qui pourrait empêcher que le spitzenkandidat du PPE ne décroche la timbale, à savoir la présidence de la Commission.”

Réalisé grâce à Euro|topics

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