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A quoi sont dues les manifestations partout dans le monde ? : La revue de presse européenne

Written by on 8 novembre 2019

C’est devenu une thématique récurente dans vos quotidiens européens, à quoi sont dues les manifestations qui ont lieux un peu partout dans le monde ?

Liban, Irak, Hongkong, Chili, Equateur…

Dans de nombreux pays et régions du monde, les citoyennes et les citoyens se sont massivement mobilisés ces dernières semaines.

Les éditorialistes de la presse européenne s’interrogent sur une éventuelle corrélation entre ces vagues de mécontentement et pointent un catalyseur commun aux différents mouvements.

En Bulgarie, on rappelle que, si l’on croyait révolue l’ère des gouvernements de gauche en Amérique latine, c’était sans compter avec la colère du peuple, comme on le retrouve ainsi dans les pages du quotidien Troud :

“Au Brésil, le très populaire leader du Parti des travailleurs Luiz Inácio Lula da Silva, qui devançait largement ses adversaires dans les sondages, a été condamné pour corruption dans le cadre d’un simulacre de procès, laissant ainsi la voie libre au candidat de l’ultradroite Jair Bolsonaro.

En Equateur, le nouveau président Lenín Moreno a courbé l’échine face aux Etats-Unis et au FMI, en adoptant un programme d’austérité de 4,2 milliards de dollars.

Résultat : une explosion sociale et une contestation massive.

Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais on ne peut exclure que le nouveau virage à gauche qui se produit sous nos yeux entraîne bientôt toute l’Amérique latine.”

Au Portugal, on prend un peu de hauteur avec le quotidien Público, pour qui les mouvements contestataires dans de différents pays s’inspirent les uns des autres via Internet. Ce qu’ils expliquent ainsi dans leurs colonnes :

“Les conditions politiques et sociales qui prévalent dans chacun de ces Etats suffisent à justifier l’émergence de mouvements sociaux, l’aboutissement clair de facteurs spécifiques à un pays.

Et pourtant, on ne peut exclure un certain mimétisme.

Il a toujours existé et il se trouve aujourd’hui élargi et stimulé par la forte emprise des réseaux sociaux et la logique de communication qui leur est inhérente.”

Plus cynique, au Royaume-Uni, The Economist analyse que la solidarité est devenue tendance, comme on le retrouve ainsi sous leur plume :

“Même si les manifestants s’exposent à des risques de poursuites et de blessures, la contestation peut être plus exaltante et plus distrayante que le fardeau de la vie quotidienne.

Et quand tout le monde fait preuve de solidarité, celle-ci devient tendance.

Tout mouvement de protestation comporte une part d’émulation.

L’ubiquité du smartphone, toutefois, a transformé les modes d’organisation, de mobilisation et de pérennisation de ces mouvements.

Rien ne permet d’annoncer un reflux de ces tendances. Cette troisième vague contestataire [après celle de la fin des années 1960 et celle de la fin des années 1980] ne devrait donc pas être le prodrome d’une révolution mondiale, mais simplement le nouveau statu quo.”


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