Les éclaireurs du voyage

Apollo 11

© Pixabay Apollo 11
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Toutes les semaines, Stéphanie Taupin et Fabien Hée vous emmènent à la découverte de l'Europe... et plus si affinité ! Les cofondateurs de l'agence Les Éclaireurs Du Voyage ramènent de leurs repérages sur le terrain, souvenirs de rencontres, trouvailles insolites et conseils pour vos prochains voyages. Un regard parfois amusé, toujours sincère, sur ces destinations qui nous entourent et nous en font voir de toutes les couleurs.

Bonjour Fabien Hée.

Bonjour Laurence.

Vous êtes cofondateur de l'agence Les Éclaireurs du Voyage, et aujourd'hui, vous nous emmenez vers les étoiles ou presque...

Exactement Laurence. Le 26 mai 1969, la mission Apollo 10 amerrit dans l'océan Pacifique après avoir frôlé la surface de la Lune. C'était la répétition générale ultime avant l'alunissage historique d'Apollo 11, deux mois plus tard. Un événement qui résume à lui seul l'une des plus grandes aventures humaines de tous les temps.

Fabien, pouvez-vous nous rappeler le contexte de cette mission ?

Nous sommes en pleine Guerre Froide. Les États-Unis et l'URSS se livrent une course effrénée pour conquérir l'espace. Apollo 10 était la mission F : une répétition générale pour le premier allunissage. Les astronautes Thomas Stafford et Gene Cernan pilotent le module lunaire à quelques kilomètres de la surface, pendant que John Young reste en orbite. Tout fonctionne parfaitement, la voie est libre pour Apollo 11.

Qu'est-ce qui rend cette mission si particulière ?

C'est la mission de l'extrême frustration ! Stafford et Cernan sont à 15 kilomètres de la Lune, ils auraient pu se poser. Mais les ordres sont formels : ils ne doivent pas atterrir enfin alunir ! On raconte que Cernan a dit qu'il fallait être fou pour résister à la tentation. Après avoir tourné 31 fois autour de la Lune, Apollo 10 est revenu sain et sauf sur Terre, et son succès a permis le premier atterrissage réel deux mois plus tard.

Que peut on voir sur terre de cette aventure ?

Il y a un voyage absolument fascinant à construire autour de l'épopée Apollo. On commence par le Kennedy Space Center en Floride, c'est là que tout s'est joué, que les fusées Saturn V ont décollé. Le centre accueille aujourd'hui un musée exceptionnel, avec des fusées originales, des capsules, des reconstitutions immersives. Puis direction Houston, au Texas, où se trouve le Johnson Space Center, le fameux « Houston » qu'on entend dans tous les films. On peut visiter le centre de contrôle des missions, quasiment intact depuis les années 60. C'est une expérience hors du temps.

À quelle période conseilleriez-vous de s'y rendre ?

La Floride et le Texas sont idéaux au printemps, d'avril à juillet, avant les grandes chaleurs et la saison des ouragans. Et si on veut vivre quelque chose d'exceptionnel, les lancements de fusées au Kennedy Space Center sont publics et accessibles, voir une fusée s'arracher à la Terre en vrai, c'est une émotion qu'on n'oublie pas de sitôt.

Un coup de cœur à nous partager ?

La salle de contrôle Mission Control à Houston, restaurée à l'identique de juillet 1969. On s'assoit dans les fauteuils des ingénieurs, on voit les écrans, les cendriers, les tasses de café, comme si le temps s'était arrêté. Et on réalise que c'est depuis cette pièce ordinaire que des hommes ont guidé d'autres hommes jusqu'à la Lune. C'est vertigineux.

Merci Fabien !

Thank you Laurence et à la semaine prochaine.

Un entretien réalisé par Laurence Aubron.