Chaque mois de janvier, ils sont de plus en plus nombreux à dire non à l’alcool. Né au Royaume-Uni, le Dry January invite à faire une pause après les excès des fêtes, mais surtout à interroger notre rapport quotidien à l’alcool, bien au-delà de la seule dépendance.
À Strasbourg, cette réflexion se poursuit toute l’année. À l’ALT, le Dr Veena Augustin, médecin addictologue, accompagne des profils très variés : femmes, jeunes adultes, personnes en difficulté après un accident de la vie ou simples curieux venus « tester » le mois sans alcool. Le Dry January permet au moins une chose : libérer la parole et sortir du tabou.
Pour tenir ces 31 jours, certains choisissent de remplacer plutôt que de supprimer. À Strasbourg, une boutique 100 % sans alcool, Le Cactus de Barnabé, propose depuis plus d’un an des alternatives aux vins et spiritueux traditionnels. Sa fondatrice, Yasmina Khouaidjia, défend une approche inclusive, un lieu pour tous ceux qui veulent réduire, explorer de nouveaux goûts ou simplement se faire plaisir autrement.
Vins désalcoolisés, boissons fonctionnelles, assemblages à base de plantes, de fleurs ou d’épices… L’offre s’est largement développée ces dernières années, portée par une demande en hausse. Pour beaucoup, l’expérience du Dry January a des effets durables : meilleur sommeil, moins d’anxiété, plus d’énergie.
Finalement, le défi ne se limite pas à un mois. En 2024, un quart des Français ont participé au Dry January, et près d’un sur deux envisageait de le faire cette année.
Un reportage de Dara O'Carroll.