Aujourd’hui, le Brexit souffle ses dix bougies - et pourtant, l’impact de sa sortie de l’UE se ressent toujours. Dix ans déjà que le Royaume-Uni a voté, lors d’un référendum historique, de quitter le plus grand bloc de libre-échange du monde. Le bilan aujourd'hui : 57 % des Britanniques considère désormais que la Grande-Bretagne a pris la mauvaise décision en juin 2016.
C’est dans ce contexte qu’une conférence organisée par l’Association parlementaire européenne, en partenariat avec les Jeunes Européens Strasbourg, a réuni trois intervenantes : l’eurodéputée croate Zeljana Zovko (PPE), son homologue irlandaise Cynthia Ní Mhurchú (Renew), et Bianca Polo del Vecchio, directrice écossaise de l’Institut de relations internationales de l’Université de Strasbourg. Ensemble, elles ont débattu des impacts du Brexit - sur l’économie britannique, sur la sécurité européenne, et surtout sur les jeunes. Au programme également : des ateliers sur le cordon sanitaire et phytosanitaire, et sur le retour du Royaume-Uni dans Erasmus+ dès 2027, ce dernier point ayant clairement suscité le plus d’enthousiasme parmi les jeunes présents.
Car c’est bien là que le bât blesse : les Britanniques ont perdu le droit d’étudier et de travailler librement en Europe, mais l’inverse est tout aussi vrai. Pour les Européens qui rêvaient des universités britanniques, certaines parmi les plus prestigieuses au monde, la barrière est désormais bien réelle.
Pour l'instant, un éventuel retour dans l'UE n'est pas à l'ordre du jour. Surtout qu’avant son départ, le Royaume-Uni bénéficiait de certaines exceptions, notamment la monnaie - la livre à la place de l'euro - et la dispense de la zone Schengen.
Londres et Bruxelles se retrouvent cet été pour en discuter.
C’est au micro de Benjamin Tomlinson.