Près de 80 % des personnes vivant dans la pauvreté dans le monde, soit près de 900 millions d’individus, sont directement exposées à des aléas climatiques aggravés par le réchauffement de la planète. Un chiffre avancé par l’ONU qui illustre l’ampleur du lien entre crise climatique et inégalités sociales.
C’est ce constat que documente le nouveau rapport du Secours Catholique - Caritas France, intitulé La crise climatique vue par les personnes qui la vivent. L’étude repose sur les témoignages de personnes directement confrontées à des événements climatiques majeurs en France, mais aussi au Brésil, à Madagascar ou en Tunisie.
Objectif : comprendre concrètement comment le dérèglement climatique affecte les conditions de vie des populations les plus fragiles. Les récits recueillis montrent que la précarité renforce l’exposition aux catastrophes et complique le rétablissement après un choc. Logements précaires, absence d’épargne, dépendance à des ressources naturelles ou manque de protection sociale rendent ces populations particulièrement vulnérables.
Le rapport met ainsi en évidence un "cercle vicieux" : la pauvreté accroît la vulnérabilité face aux aléas climatiques, tandis que les catastrophes aggravent ou provoquent la précarité. Face à ce constat, les auteurs appellent à repenser les politiques publiques pour qu’elles intègrent pleinement les enjeux sociaux de l’adaptation climatique et renforcent la protection des populations les plus exposées.