On y passe près de 90 % de notre temps, et pourtant, la qualité de l'air intérieur est souvent bien moins bonne que celle de l'air extérieur. Logements, bureaux, salles de classe : les espaces fermés concentrent des polluants souvent plus nombreux qu'à l'extérieur. Composés organiques volatils (COV), particules fines issues de la combustion du bois, formaldéhydes : les sources sont multiples et leurs effets sur la santé documentés.
C'est pour répondre à cet enjeu que le projet CleanAirBouw a été lancé dans le cadre du programme européen Interreg France-Wallonie-Vlaanderen. Cinq universités : l'ULCO, l'Université de Lille, l'Université de Gand, l'Université de Namur et l'Université de Mons, travaillent en collaboration avec des centres de recherche spécialisés comme Materia Nova et le Cerema.
Les objectifs sont concrets : développer de nouveaux systèmes de surveillance de la qualité de l'air, concevoir des dispositifs de dépollution innovants, et produire des données scientifiques susceptibles d'alimenter les futures normes françaises et belges. Une attention particulière est portée aux polluants issus de la combustion de la biomasse, notamment le bois, premier émetteur de particules fines dans les bâtiments résidentiels.
Le projet intègre également une dimension de sensibilisation, à travers des actions menées dans les écoles et des formations destinées aux professionnels du bâtiment.