La ville de Lille a été choisie pour accueillir la future autorité douanière de l'Union européenne, une décision saluée par l'eurodéputée The Left Leïla Chaibi, qui a suivi de près ce dossier au sein de la commission du marché intérieur.
Cette nouvelle structure répond à un défi majeur : l'afflux massif de petits colis issus du e-commerce. L'an dernier, plus de 5,8 milliards de colis de faible valeur sont entrés dans l'UE, dont 90 % en provenance de Chine. Beaucoup ne respectent pas les normes sanitaires, environnementales ou de sécurité en vigueur, et bénéficient d'une exonération douanière en dessous de 150 euros, creusant un manque à gagner considérable pour les États membres.
Face à des douanes nationales submergées (Rotterdam en reçoit 200 000 par jour), la coordination européenne s'impose. L'autorité aura pour mission de mutualiser les données, partager les bonnes pratiques et mener des enquêtes transfrontalières contre les fraudes à grande échelle.
Lille s'est imposée grâce à sa position géographique stratégique, proche de Bruxelles et des grands hubs douaniers, mais aussi grâce à ses infrastructures capables d'accueillir entre 250 et 600 agents européens et leurs familles. Des retombées économiques significatives sont attendues pour la région.
L'ouverture est prévue pour 2027.
Des propos recueillis par Charlottre Baechler.