1000 façons de faire l'Europe

À Siran, dans le Cantal, une grange rénovée devient un lieu associatif et périscolaire

Pascale Berthomieu, enseignante d’histoire à la retraite, est bénévole pour l’association « Lire et faire lire » à Siran © Zacharie Gaborit À Siran, dans le Cantal, une grange rénovée devient un lieu associatif et périscolaire
Pascale Berthomieu, enseignante d’histoire à la retraite, est bénévole pour l’association « Lire et faire lire » à Siran © Zacharie Gaborit

Euradio et l'Agence nationale de la cohésion des territoires présentent "1000 façons de faire l'Europe". Chaque semaine, dans une alternance de reportages et d’interviews, partez à la rencontre de projets et de citoyen·nes qui font bouger les lignes, partout en France. Avec le soutien de l'Union européenne.

Aux confins du Cantal, près de la Corrèze et du Lot, le village de Siran a bénéficié de fonds FEDER pour rénover une grange et une ancienne maison d’habitation, le tout transformé en un lieu d’accueil d’activités associatives et périscolaires, au milieu du bourg, « le Trait d’union », baptisé ainsi pour évoquer l’image du lien intergénérationnel.

Depuis le début de son premier mandat en 2020, le maire actuel, Guy Mespoulhès, a lancé différents chantiers de réhabilitation du petit bourg, construit le long d’une route départementale. Mais avec le Trait d’union, « l’Europe, c’est une première à Siran », explique celui qui s’est dit surpris au moment où il a appris que le projet avait été retenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Ce qu’on a mis en avant c’est le diagnostic de la commune. Une commune qui résistait pour survivre, qui voulait sauver son école, dans laquelle avait été fait un effort sur le commerce. »

Avec 467 habitants au dernier recensement, Siran a un profil dynamique pour une commune de cette taille : le seul restaurant, en face du musée, tout juste repris par des agriculteurs, fonctionne grâce au caractère isolé du territoire, et à la rareté des points alimentaires sur cette route. L’épicerie-bar a été rachetée par la mairie pour être rénovée et louée à des gérants. Si la population vieillit comme partout, les actifs sont bien présents, travaillant selon le maire en majorité dans les services à Aurillac, à trente minutes de route.

La preuve de ce dynamisme, l’école primaire tient toujours, avec une classe de maternelle et une classe d’élémentaire. Si les associations devraient apprivoiser petit à petit le Trait d’union, pour le moment il fonctionne surtout avec les activités périscolaires, dans la garderie du rez-de-chaussée comme dans la salle du premier étage. Activités en majorité gérées bénévolement par des retraités, un bon exemple de trait d’union entre les générations.

Le maire de Siran, Guy Mespoulhès, devant le Trait d'Union

Un reportage de Zacharie Gaborit, en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires, avec le soutien de l’Union européenne.