1000 façons de faire l'Europe

Au Havre, la maison des femmes déménage dans le centre pour être plus accessible

L’équipe de la Maison des femmes du Havre © Zacharie Gaborit Au Havre, la maison des femmes déménage dans le centre pour être plus accessible
L’équipe de la Maison des femmes du Havre © Zacharie Gaborit

Euradio et l'Agence nationale de la cohésion des territoires présentent "1000 façons de faire l'Europe". Chaque semaine, dans une alternance de reportages et d’interviews, partez à la rencontre de projets et de citoyen·nes qui font bouger les lignes, partout en France. Avec le soutien de l'Union européenne.

Dans quelques mois, en sortant de la gare du Havre, il faudra seulement tourner la tête à droite pour savoir où est la Maison des femmes, au 9, rue Magellan. Cette structure, fondée fin 2020 à l’hôpital de la ville par des membres du service gynécologie obstétrique, a pour objectif de prendre en charge les femmes victimes de violences, et/ou en situation de vulnérabilité. Un projet indispensable dans un département, la Seine-Maritime, où l’on compte 13 victimes de violences sur 1000 habitantes de 15 à 64 ans, contre 10 sur 1000 en moyenne en France.

Depuis 2016, il existe une cinquantaine de maisons des femmes partout en France. En un peu plus de quatre ans, la Maison havraise a accompagné 589 femmes victimes de violences, dont 155 rien que sur l’année 2025. Dans le cadre de ce déménagement de l’hôpital à d’anciens locaux de la Cpam, l’Union européenne finance 1,1 million d’euros sur le projet à travers le Feder, au titre de l’aménagement du territoire. « Sur 1,8 million, clairement, sans les fonds européens, on ne serait pas là aujourd’hui », assure Isabelle Roberge, cheffe du service Aménagement, santé et territoires vulnérables à la région Normandie.

« L’objectif, c’est vraiment une prise en soins globale, faciliter les démarches, qu’elles n’aient pas à frapper à de multiples portes », explique Elizabeth Grossetti, gynécologue-obstétricienne et cheffe de service de la Maison des femmes. D’ici quelques mois, le 1er étage du nouveau bâtiment aura des ateliers au premier étage, le centre de santé sexuelle au second, et des bureaux pour le parcours de soin « violences » au troisième. L’idée : rassembler le volet médical, et les permanences des partenaires du réseau VIF (violences intra-familiales) du département : associations, juristes, avocats…

Elisabeth Grossetti, praticien hospitalier en gynécologie obstétrique au groupe hospitalier du Havre et cheffe de service de la Maison des femmes du Havre et Delphine Raulet, sage-femme et coordinatrice de la Maison des femmes © Zacharie Gaborit

Un reportage de Zacharie Gaborit, en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires, avec le soutien de l’Union européenne.