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La revue de presse : La fusion compromise entre Siemens et Alstom

Written by on 7 février 2019

La fusion compromise entre Siemens et Alstom d’après la plupart des médias, la commission européenne s’oppose à la fusion des activités, tous ne comprennent pas la prise de position

On commence avec le Die Tageszeitung qui titre « Contre la politisation du droit de la concurrence », le journal allemand juge totalement justifié la volonté de l’Union Européenne de refuser la fusion. Les deux groupes n’ont pas pu (ou n’ont pas voulu) infirmer les craintes de la Commission européenne. Quasiment toutes les instances nationales de supervision de la concurrence attestent que Bruxelles a raison. Les patrons de Siemens et d’Alstom se sont pourtant cru dans leur bon droit. Leur arrogance vis-à-vis de Bruxelles et leur ignorance ne peuvent s’expliquer que par le fait qu’ils comptaient pour alliés les ministres de l’Economie français et allemand. Or Bruxelles ne peut tolérer cette tentative de politisation du droit de la concurrence européen. Céder à la pression de grands Etats membres ne ferait qu’entamer leur crédibilité.

En Autriche, Die Presse nous parle de la concurrence chinoise qui aura bientôt raison de l’Europe, le journal y voit pour sa part une décision erronée par la plume de Michael Lasinksi. Une interdiction de la fusion Siemens-Alstom serait probante seulement si la Commission pouvait dans le même temps garantir que les entreprises européennes, dont elle freine le développement, puissent aussi se protéger de la toute-puissance des entreprises d’Etat chinoises. Mais ce n’est pas le cas, car la RPC s’active à tous les niveaux pour donner une longueur d’avance a ses entreprises. … Vestager et consorts seront sur le départ à l’automne prochain, et les nouveaux gardiens de la concurrence européenne devront répondre à la question suivante : à quoi bon avoir des haies taillées au cordeau si c’est pour qu’elles soient envahies par l’ivraie ?

Terminons avec le quotidien français  Le Monde et cet article de la correspondante du Monde à Bruxelles Cécile Ducourtieux, qui nous parle du fait c’est fort discutable la décision prise par la commissaire en charge de la concurrence. Elle constitue l’un des plus gros tests pour la Commission depuis qu’elle dispose du pouvoir de contrôle sur les concentrations (1990). C’est aussi un défi personnel pour Mme Vestager, qui s’est forgé une réputation très flatteuse en Europe pour sa détermination dans la lutte contre l’optimisation fiscale abusive et ses victoires face aux géants Apple et Google. Si elle fait dérailler le train Alstom-Siemens, elle se mettra à dos Paris et Berlin, deux soutiens indispensables pour remplacer Jean-Claude Juncker, fin 2019, à la présidence de la Commission Européenne. Évidemment,  à condition que Margrethe Vestager décide d’aller postuler pour remplacer l’actuel président de la commission européenne. 


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