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Kalaha – Artiste européen de la semaine

Écrit par sur 6 décembre 2021

Cette semaine, cap sur le Danemark, direction Copenhague avec Kalaha, un quatuor actif depuis 2014, au style qui s’inspire de l’afrobeat, du rock anatolien, de l’électro et du jazz. 

Chapitre 1 – La magie opère 

Que se passe-t-il quand on associe deux producteurs d’électro danois à deux musiciens jazz prometteurs ? On obtient le quatuor Kalaha. Un groupe composé des pionniers de l’électro scandinave Rumpistol et Spejderrobot, du guitariste Niclas Knudsen et du percussionniste Emil de Waal. Le quatuor s’est formé par le plus grand des hasards, pendant le Festival Str⌀m de Copenhague en 2013, où les quatre inconnus à l’époque ont été réunis et lancés sur scène par les organisateurs du festival. La magie a opérée toute suite.

Depuis, ils ont réalisé 5 albums et plusieurs EP. On s’intéresse à leur année 2021 prolifique, avec la sortie de l’album Mystafa en février, et de l’EP Laga Luga en mai. Pour introduire Kalaha, voici un morceau qui se trouve sur les deux : Ozgurum Ben  

https://www.youtube.com/watch?v=EqGaxh9bPEg

Ozgurum Ben, a été coécrit par les membres de Kalaha et la chanteuse Hilal Kaya, qui chante en turc dans le morceau. Pour elle, les paroles évoquent le fait d’avoir peur de faire ou de dire et de rester dans une situation qui ne nous convient pas car on s’y sent socialement contraint. La chanson s’adresse notamment à la culture turque et soutient les femmes réprimées. 

Chapitre 2 –  La richesse collaborative 

Les albums du groupe Kalaha s’enrichissent des collaborations avec d’autres musiciens. Notamment leurs deux derniers albums, Mandala et Mystafa, sortis respectivement en 2019 et en 2020. Il est impossible de citer tous les musiciens avec qui ils ont collaboré sur Mystafa, puisqu’ils sont en tout plus d’une vingtaines de musiciens et de vocalistes à apparaître sur l’album. 

Pour citer les principaux : On retrouve d’abord sur 4 morceaux la chanteuse Hilal Kaya, qui est en quelque sorte le 5ème membre du groupe Kalaha depuis quelques années.

Le joueur de saz Orhan Ozgur Thuran apparaît aussi à plusieurs reprises sur des titres.

Ce sont ces deux musiciens que l’on retrouve dans le morceau Çok kustum, le 1er morceau chanté en turc de Kalaha, issu de l’album Mandala, sorti en 2019.

 https://www.youtube.com/watch?v=EmqSMUvR7AM

Les paroles de la chanson parlent d’un homme égocentrique à la recherche du vrai amour, mais, qui, malgré de nombreuses tentatives n’arrive pas à trouver la femme qu’il aime car son ego entre toujours en jeu.

Sur le morceau Jigi Fa, issu de l’album Mystafa, Kalaha a collaboré avec Moussa Diallo, une légende de la basse originaire du Mali et qui vit au Danemark depuis une quarantaine d’années. Moussa Diallo et sa voix douce furent le choix évident de Kalaha pour créer une chanson blues.

https://www.youtube.com/watch?v=DUd0JgeGnzU

Chapitre 3 – Des instrumentistes baroudeurs

Kalaha s’inspire aussi bien du funk de l’Afrique de l’Ouest, que des rave électro ukrainiennes, des sonorités Chinoises que du Jazz. Si les albums récents de Kalaha sont collaboratifs et garnis des voix de nombreux musiciens, les deux 1ers albums du groupe, Hahaha et Masala sont exclusivement instrumentaux. En voici la démonstration dans “Nguni”, un morceau qui provient de l’album Masala.   

https://www.youtube.com/watch?v=h2eqS2Y2GcA

Le titre “Masala”, du deuxième album de Kalaha sorti en 2018, vient du fougueux mélange d’épices indiennes : précisément parce que Kalaha est la quintessence même d’un mélange fort : celui de l’électro et de nombreux instruments venus 4 des coins du globe : entres autres – darboukas et oud pour les plus orientaux et basse, percussions et synthés. 

Chapitre 4 – Une anarchie musicale

Après notre excursion dans les sonorités instrumentales aussi funk, que jazz et électro des premiers albums de Kalaha, retour sur Mystafa, leur album le plus récent, sorti en février 2021. 

Comment ont-ils réalisé cet album ? Nous allons le découvrir, au son du morceau Eymen, dans lequel on retrouve la chanteuse Hilal Kaya, la “5ème membre” de Kalaha. https://www.youtube.com/watch?v=0sVhB2ERhcE

On sait le quatuor Kalaha être aventureux dans ses recherches de l’inspiration musicale.  Dans Mystafa, ils visitent les quatre coins du monde : il y a la samba brésilienne à l’ouest, la musique de style turc des années 70 à l’est, l’afrobeat africain et le blues du désert au sud et une apparition de Uffe Lorenzen, la star montante du rock danois au nord. 

Le communiqué de presse de l’album Mystafa de Kalaha le décrit comme “un album qui cherche à rassembler les gens à travers les cultures, les genres et les nationalités.” 

L’album a surtout rassemblé les quatre membres de Kalaha et leurs collaborateurs, pendant le confinement, car Mystafa a été créé au moment où le quatuor ne pouvait pas se réunir en studio pour enregistrer. Alors ils s’échangaient les fichiers par mails, et  essayaient de communiquer tant bien que mal pour créer l’album.

Comme l’a dit Emil de Waal le batteur du groupe, “avec cette expérience nous avons fait tous les voyages que nous aurions dû faire lors des tournées annulées, mais à travers la musique”

On poursuit notre voyage dans l’album Mystafa de Kalaha avec le morceau Laga Luga. 

https://www.youtube.com/watch?v=lC69CBwxoqo

Chapitre 5 :  L’énergie performative

Comme pour beaucoup de groupes, c’est en live que la musique de Kalaha s’élève à un autre niveau. En concert, le quatuor compte beaucoup sur l’improvisation et grâce à leur énergie, ils parviennent à créer un état d’euphorie chez leur audience, systématiquement les faire danser.

https://www.youtube.com/watch?v=BF1l-44lfJY

Comment mieux illustrer l’énergie débordante de Kalaha qu’avec l’un des morceaux les plus rock de leur dernier album Mystafa ? On écoute un mélange de rock et d’afrobeat dans Truffle Soil.

Même s’ils ont réussi à collaborer à distance pendant le confinement, et ont pu créé Mystafa, leur dernier album, Kalaha, est avant tout un groupe fait pour la scène.  Comme on l’a vu en début de semaine leurs débuts évoquaient déjà leur puissance scénique ; puisque leur fusion s’est faite naturellement au festival Strom à Copenhague, quand ils ont été réunis sur scène par hasard et où leur magie musicale a opéré toute suite. 

https://www.youtube.com/watch?v=BF1l-44lfJY

Pour écouter l’ensemble des chapitres de la semaine :

Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir un nouvel artiste européen émergent. 


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