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L’Europe au plus près – Vendredi 6 mai

Écrit par sur 6 mai 2022

Bienvenue dans cette édition de « L’Europe au plus près » où nous suivons, chaque semaine, l’actualité des différentes institutions de l’Union européenne.  

Cette semaine intéressons nous au travail du Conseil européen. Cette institution réunit l’ensemble des ministres des Etats membres de l’UE autour de différents conseils thématiques. Charles Michel, président du Conseil, s’est rendu cette semaine en Moldavie afin d’apporter son soutien à cet État qui fait face à un afflux considérable de réfugié.es ukrainien.nes et craint une attaque russe.

Effectivement mercredi 4 mai, Charles Michel s’est rendu à Chisinau, pour rencontrer la présidente moldave Maia Sandu. L’UE envisage en effet d’apporter un soutien militaire supplémentaire à la Moldavie afin de l’aider à faire face aux tensions croissantes en Transnistrie, région séparatiste où est installée une base russe. « Nous aiderons la Moldavie à renforcer sa résilience et à faire face aux conséquences des répercussions de l’agression russe en Ukraine », a expliqué M. Michel lors de sa visite à Chisinau.

À l’est du pays, la Transnistrie, région séparatiste pro-russe de Moldavie, pourrait en effet être entraînée dans la guerre en Ukraine, selon les mots de Moscou. 

Oui, ces dernières semaines les forces russes ont progressé pour couper l’accès de l’Ukraine à la mer. Une manœuvre interprétée par les experts militaires occidentaux comme une tentative de créer un couloir terrestre contrôlé par la Russie depuis le Donbass, en passant par la Crimée, jusqu’à la Transnistrie. Pour rappel, la Transnistrie majoritairement russophone a fait sécession de la Moldavie au début des années 1990 et abrite une base de l’armée russe qui compterait plus de 3000 hommes.

Dans ce contexte, une série d’explosions ciblant le “ministère” transnistrien de la sécurité ont eu lieu lundi dernier et inquiètent la communauté internationale. 

Oui, lundi 25 avril, plusieurs explosions ont frappé un bâtiment du ministère situé dans la région pro-russe de Transnistrie. Des responsables du ministère de l’Intérieur de la région séparatiste ont déclaré que le bâtiment avait été attaqué par des inconnus armés de lance-grenade. Une deuxième série d’explosions a également touché les antennes de diffusion d’une radio pro-russe de la région. A ce sujet, Charles Michel a déclaré qu’il était extrêmement important d’éviter toute escalade. 


Autre actualité cette semaine au sein du Conseil de l’UE, la réunion de l’Eurogroupe. L’Eurogroupe réunit chaque mois les ministres de l’Économie des Etats membres de la zone euro. A travers ces réunions informelles, l’objectif est de coordonner les politiques économiques des différents gouvernements, dans le but d’aider le travail du Conseil ECOFIN, qui regroupe l’ensemble des ministres de l’Économie de l’UE. Quel était l’objet de la réunion de mardi dernier ? 

Eh bien, le président de l’Eurogroupe, Pascal Donohoe a présenté mardi 3 mai un plan de travail relatif à l’union bancaire des Etats membres, qui propose une série d’étapes en vue de renforcer la stabilité financière de l’UE. Notamment, l’avancement de réglementation concernant le redressement des établissements bancaires. 

Pouvez-vous nous expliquer l’objectif de cette union bancaire ? 

L’union bancaire a été créée en réponse à la crise financière de 2008 et à la crise de la dette souveraine qui a suivi dans la zone euro. Son objectif est que le secteur bancaire de la zone euro et de l’UE reste stable dans son ensemble. Pour cela, les banques doivent être capables de résister à des chocs financiers, sans avoir besoin de recourir à l’argent des contribuables, et obéir aux mêmes règles financières. 


Les 9 et 10 mai prochain se tiendra à Bruxelles la sixième conférence de Bruxelles sur l’aide à apporter pour soutenir l’avenir de la Syrie et des pays de la région. Une conférence précédée cette semaine d’un point presse à ce sujet. L’occasion pour les institutions de rappeler les étapes de son programme d’aide. 

Le but de cette conférence organisée chaque année depuis 6 ans à Bruxelles, est de continuer à mobiliser la communauté internationale au sujet de la Syrie et des pays de la région. En guerre depuis 2011, la situation dans la région reste critique. C’est pourquoi, l’objectif cette année est de renouveler le soutien politique et financier de la communauté internationale aux voisin.es de la Syrie, notamment la Jordanie, le Liban, la Turquie, l’Egypte et l’Irak. 

Quels ont été les résultats des dernières éditions de cette conférence ? 

Eh bien lors de la cinquième conférence de Bruxelles sur le sujet, la communauté internationale a promis 5,3 milliards d’euros pour aider la Syrie et les pays voisins qui accueillent le plus de réfugié.es syrien.nes. L’UE reste dans son ensemble le plus grand donateur avec l’octroi de 27,4 milliards d’euros d’aide humanitaire, au cours de ces six dernières années. Des fonds qui doivent contribuer à la stabilisation du pays et de la région. 


Terminons ce journal en nous intéressant à la politique de concurrence de l’Union. Le Conseil s’est réuni mercredi dernier, pour avancer la réglementation des subventions étrangères au sein des Etats membres. Pouvez-vous nous expliquer exactement de quoi il s’agit ?  

Il est important pour le Conseil européen de garantir des conditions de concurrence équitables pour toutes les entreprises opérant sur le marché européen. Or l’injection de subventions étrangères au sein des marchés intérieurs des Etats membres, est susceptible de créer des inégalités entre les pays de l’UE.

Il n’existe d’ailleurs pas à l’heure actuelle d’instrument européen qui contrôle les subventions accordées par des pays tiers. 

Exactement ! C’est pourquoi, le Conseil s’est réuni le 4 mai dernier, pour étudier la proposition de la Commission européenne à ce sujet. Le texte prévoit de mettre en place un règlement sur les subventions étrangères, dans le but de garantir des conditions de concurrence équitables à toutes les entreprises sur le marché européen. 

Comment compte-t-elle s’y prendre ? 

Le règlement proposé par la Commission et débattu par les ministres de l’Économie de l’UE, repose sur trois outils principaux. L’objectif est de permettre à la Commission d’enquêter sur les contributions financières d’un pays extérieur à l’UE. 

Juliane Barboni – Laura Léger

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