Nantes Université, en co-production avec euradio, présente Résonances, quand la science façonne et questionne demain. Parole aux chercheuses et aux chercheurs qui contribuent à faire avancer la société. Plongez dans la recherche, au regard des grands enjeux de demain.
D’après un récent rapport de l'Arcom, le smartphone est l’équipement le plus répandu dans les foyers. Et même si la télévision reste le moyen le plus fréquemment utilisé pour consommer du contenu films et séries, chez les plus jeunes, c’est le smartphone qui prend le pas.
Problème : comment garantir une qualité visuelle et une fluidité d’images dignes d’un cinéma, sur un écran grand comme un paquet de cigarettes ? Comment s’adapter aux contraintes des réseaux mobiles et du streaming, particulièrement énergivores ?
Pour savoir exactement ce qu’il faut retirer de l’image, il est d'abord nécessaire d'en déterminer l'usage et l'usager : que l'on soit un étudiant qui veut regarder son film dans le train, un médecin qui souhaite interpréter une radio, ou encore une voiture autonome qui doit pouvoir différencier un piéton en mouvement d’un poteau ou d’un mur, le travail sur l'image ne sera pas tout à fait le même...
C'est à ces problématiques que travaille Patrick Le Callet, enseignant en technologies du numérique à Nantes Université, chercheur au sein du Laboratoire des sciences du numérique de Nantes (LS2N) et spécialiste de la compression d’images et des mécanismes de perception visuelle.
Récompensé en 2021 d'un Emmy Award pour ses travaux de recherche menés avec Netflix sur la compression des flux d’images et leur impact sur la qualité d’expérience des utilisateurs, il revient dans ce cinquième épisode de Résonances sur les enjeux autour de l'image, de l'apport des nouvelles technologies du numérique (IA, algorithme) qui permettent aujourd'hui de grandes avancées scientifiques dans de nombreux secteurs (industrie, santé,...), tout en mesurant les conséquences à moyen et long terme sur ses activités de recherche.
Une interview de Margot Kerlero de Rosbo.
Dans le cadre du label SAPS, Science avec et pour la société.