L'humeur européenne de Bernard Guetta

Non, l’Ukraine n’est pas morte

© Il Vagabiondo via Unsplash Non, l’Ukraine n’est pas morte
© Il Vagabiondo via Unsplash

Chaque semaine sur euradio, retrouvez la chronique de Bernard Guetta, député européen, qui effectue un retour sur les actualités et événements européens actuels.

Le plus sombre des deux scénarios, on le connaît. Poutine continue d’écraser les villes et infrastructures ukrainiennes sous ses bombes. L’hiver qui vient, l’absence de chauffage, les coupures d’eau, de gaz et d’électricité, l’enfer en un mot qui attend maintenant les Ukrainiens finit par avoir raison de leur détermination.

C’est d’autant moins impossible qu’ils n’ont plus rien pour se protéger des frappes russes, que leur économie peut s’effondrer sous les décombres des usines, qu’il n’est nullement exclu que Donald Trump veuille en finir avec ce peuple qui contrarie son désir d’entente avec la Russie et qu’il fasse donc en sorte que le renseignement américain ne soit jamais pleinement rétabli.

Parallèlement, le Rassemblement national pourrait prendre les commandes de la France quelques mois après une avancée de l’extrême-droite en Espagne. Les forces démocratiques pourraient ensuite reculer dans d’autres pays de l’Union. Il n’y aurait alors plus d’unité européenne, notamment pas sur le soutien à l’Ukraine, et Trump pourrait avoir réussi, dans moins d’un an, à défaire l’Union tandis que vainqueur à Kiev, Poutine se préparerait à de nouvelles conquêtes.

Ce scénario-là, celui d’un partage de l’Europe en zones d’influence russe et américaine, ce cauchemar n’a rien d’inenvisageable. La Maison-Blanche et le Kremlin y œuvrent de concert. Les extrêmes-droites européennes y prêtent la main en voulant défaire l’Union et désarmer l’Ukraine mais rien n’est pourtant joué.

Lire la suite ici.