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Les Surligneurs, dix ans de fact-checking au regard du droit

Insaanu Studio Les Surligneurs, dix ans de fact-checking au regard du droit
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Créés en 2017, Les Surligneurs vérifient le discours politique, mais aussi des déclarations virales sur les réseaux sociaux, au regard du droit. Une promesse de campagne est-elle juridiquement faisable ? Pour Vincent Couronne, directeur général du média et secrétaire général du syndicat de la presse indépendante, la désinformation juridique est un angle mort du fact-checking. Elle déforme le fonctionnement des institutions et nourrit la défiance envers elles.

Plus de 3 000 analyses ont été publiées, reprises dans plus de 600 articles de presse. La méthode : journalistes et chercheurs en droit rédigent ensemble chaque vérification, puis deux à trois autres chercheurs la relisent et la signent. Ils doivent être compétents sur le sujet et sans conflit d’intérêts, ce qui aboutit à un texte qui fait consensus.

Depuis 2017, le monde a changé. Les algorithmes des plateformes favorisent la désinformation, qui se retrouve ensuite sur les chaînes d’information continue et dans la bouche des responsables politiques. Les contenus générés par IA, parfois poussés par des puissances étrangères, se multiplient. Vérifier une vidéo fabriquée prend désormais un à deux jours, contre deux à trois heures il y a six à huit mois.

L’IA fragilise aussi le modèle économique des médias : les aperçus générés par Google réduisent le trafic des sites de presse. Moins de journalistes, surtout au niveau local, signifie plus de défiance et une désinformation qui circule plus facilement.

Pour 2027, Les Surligneurs vérifieront les programmes de tous les candidats à partir de novembre et lancent "Droit à l’info" avec d’autres acteurs.

Une interview menée par Florent Vautier pour l'émission "Médias : raviver, résister, ré-inventer", le 19 septembre 2026 à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.