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La revue de presse du 22 mars 2019 – La saga PPE-Fidesz prend un nouveau tournant !

Written by on 22 mars 2019

Le Parti populaire européen (PPE) a renoncé à exclure le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Une commission d’experts a été chargée de décider si le parti est conforme aux valeurs du PPE. Si Orbán a accepté la suspension, il n’a toutefois pas exclu formellement de quitter la famille conservatrice européenne ultérieurement. Les chroniqueurs s’interrogent sur les motivations de la décision du PPE.

Une trêve avant les élections peut on lire en Hongrie.
Manfred Weber n’a pas osé faire une croix sur les futurs mandats du Fidesz, analyse Péter Petö, rédacteur en chef adjoint du portail 24.hu :

«Il pourrait en effet avoir besoin d’eux s’il veut devenir président de la Commission. … Si le débat a été présenté comme une discussion de fond sur les valeurs, ce froid compromis montre que seules les considérations tactiques ont joué un rôle quelconque. Ce nouveau ‘conseil des sages’ mérite de jouer les premiers rôles dans un vaudeville. Le PPE préfère laisser tomber les eurodéputés soucieux des valeurs européennes car il attache plus d’importance qu’on ne le pensait aux mandats du Fidesz et au calme nécessaire à la période électorale.»

La décision ne devrait pas troubler Orbán outre mesure, assure Dnevnik en Slovénie:

«Les rapports de force évoluent au sein du PPE ; la CDU gagne en importance en raison du cap plus conservateur impulsé par Annegret Kramp-Karrenbauer. Orbán continuera donc de s’y sentir comme un poisson dans l’eau, malgré sa suspension. Il attend en effet avec optimisme la période consécutive aux européennes, lorsque le PPE devra décider de l’orientation politique à adopter – au centre, ou à droite, dans le sens des populistes. Le PPE n’a pas réinventé ses valeurs chrétiennes ; il a reporté un éventuel renouvellement à la période post-électorale.»

Il ne sert à rien de rompre les attaches titre le quotidien helvete Tages-Anzeiger qui parle même d’un bon compromis :

«Car en Europe, chaque pays a son propre Orbán. Les sociaux-démocrates ont par exemple un gros problème avec leurs camarades roumains, qui s’enrichissent frauduleusement et qui, de manière similaire au dirigeant hongrois, démantèlent l’Etat de droit. Dans pareille situation, exclure et rompre les attaches, ne sert à rien – au contraire. L’Europe est traversée par une fracture Est-Ouest. … Mais il existe aussi dans presque chaque pays une polarisation qui va finir par déchirer les sociétés. Il faut se confronter aux politiques comme Orbán, en les mettant notamment face à leurs propres contradictions.»


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