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Désaccords EU/Etats-Unis, mort cérébrale et Turquie récalcitrante : La revue de presse européenne

Written by on 6 décembre 2019

Désaccords Europe/Etats-Unis, diagnostic de mort cérébrale et Turquie récalcitrante : autant d’ombres qui planaient au dessus du sommet de l’OTAN qui s’est tenu cette semaine à Londres.

A la clôture de la réunion, les éditorialistes s’accordent à dire que la cohésion de l’alliance n’est plus un problème majeur.

En effet, on juge en Italie que, contre toute attente, le sommet de Londres a été bénéfique à l’alliance nord-atlantique. Comme le constate Stefano Stefanini, ex-délégué de l’Italie à l’OTAN, dans La Stampa :

“Même s’ils sont en désaccord, les dirigeants ont fait tout leur possible pour éviter un litige qui aurait été des plus funestes. Y écrit-il

Si les divergences sont visibles, la volonté de rester ensemble l’est également.

Le bref communiqué final – la concision est une vertu – nomme les défis qui rendent l’OTAN plus indispensable que jamais.

La Chine n’est pas considérée comme une menace, encore moins comme un ennemi ; contrairement à la 5G, si elle venait à tomber entre de mauvaises mains.

Cette technologie n’est pas une simple question commerciale, c’est aussi une question de sécurité ; Pékin est donc visée – quel autre pays, à part la Chine, dispose-t-il en effet de la 5G ?”

Ce que l’on retrouve aussi au Royaume-Uni, on l’on peu lire qu’il est grand temps que l’OTAN prenne au sérieux la menace chinoise. Comme l’écrit The Daily Telegraph, je cite :

“Pékin a des ambitions mondiales, et sa portée et sa force de frappe sont nettement supérieures à tout ce que la Russie peut déployer.

A plusieurs reprises ces dernières années, la Chine a visé des Etats membres de l’OTAN de plusieurs manières.

Notamment par le vol de technologies pouvant être utilisées à des fins militaires et/ou civiles, et de propriété intellectuelle.

Sans compter le cyberespionnage et l’espionnage des ressources humaines.

Les alliés ne sont pas encore prêts à désigner la Chine comme adversaire potentiel ou même comme concurrent stratégique.

L’OTAN doit répondre à la menace grandissante de Pékin par une réaction adéquate.”

Enfin, Le portail wPolityce.pl estime que le sommet de l’OTAN a été une réussite pour la Pologne :

“Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, avait prévenu qu’il mettrait son veto au projet visant à consolider le flanc Est de l’alliance [Pologne et Etats baltes] si l’OTAN ne se résolvait pas à qualifier formellement les formations kurdes opérant à la frontière turco-syrienne d”organisations terroristes’ – un chantage qui menaçait la politique commune de l’UE.

Au final, après des discussions avec ses homologues américain et polonais, Donald Trump et Andrzej Duda, avec les dirigeants des Etats baltes et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, Erdoğan a fini par renoncer à son veto.

Un accord, dont on ignore encore la teneur, a certainement été conclu avec le chef d’Etat turc.

Mais quel qu’en soit le contenu, le résultat est à notre avantage.

D’une part parce que la consolidation prévue du flanc Est de l’OTAN a bel et bien été entérinée, de l’autre parce que la perspective d’une désintégration de l’alliance a pu être évitée.”


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