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François Fillon, migrants et retraites : La revue de presse locale

Written by on 30 janvier 2020

“On lui criait de laisser tomber” titre le Journal de Saône et Loire ce matin.

Une Une qui fait référence au décès d’une jeune femme dans le Juras, après un accident de ski.

Pourtant ce titre pourrait s’appliquer à beaucoup d’autres Une de votre presse de ce matin.

Exemple : “François Fillon va sortir d’un long silence ce soir” en Une du Maine Libre. L’ancien premier ministre et candidat malheureux de la dernière présidentielle est en effet invité de l’émission politique “Vous avez la parole” ce soir.

A cinq semaine de son procès, la plupart de la gauche et une partie de la droite pourrait le dire rétrospectivement, “on lui criait de laisser tomber” pour la présidentielle.

Autre application possible, Nord Littoral et la Voix du Nord titrent respectivement “Migrants : cinq fois plus de traversées” et “Les traversées de migrants ont quadruplé en 2019”.

Outre le différentiel dans la multiplication, les deux quotidiens font références aux tentatives des migrants de passer au Royaume-Unis par la manche et la mer du nord.

“on lui criait de laisser tomber” peut là aussi s’appliquer, quant à la politique française, et en partie, pour la politique européenne, sur les migrations et les réfugiés. Si on caricature à très gros trait, on leur demande de laisser tomber, quelque soit la situation qu’ils fuient ou dont ils rêvent.

Dernier exemple, et le plus évident peut-être, les manifestations en France. “on lui criait de laisser tomber” pourrait s’appliquer à tous les manifestants, ou presque, sur la réforme des retraites avancée par le gouvernement français.

Ce matin encore, la Marseillaise titre “Retraite Macron : un chemin de croix pour l’exécutif”. Centre Presse de son côté affiche “les avocats jouent l’embouteillage”.

Dans ces deux cas, le cri est clair et la demande est nette.

Un dernier pour la route peut-être ?
La Une de la Presse de la Manche de ce matin : “EPR de Flamanville : pourquoi ces retard ?”.

Quelques rappels, ce projet de centrale nucléaire dernier cri, c’est 12,4 milliards le budget total du projet, pour un budget prévu de 3,5 milliards d’euros.

Mais c’est aussi une connection au réseau électrique qui était prévue en 2012, et, si on en croit un article du monde d’octobre 2019, la centrale ne “démarrera pas avant 2023 – au plus tôt.”

Là encore, “on lui criait de laisser tomber” semble approprié.


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