Nantes

by Euradio

Current track

Title

Artist

Current show

Ile d’Europe

09:30 09:45

Background

Médecins sans travail : le paradoxe de la crise

Written by on 6 avril 2020

Salle d’attente déserte : alors qu’hôpitaux et cabinets habilités à prendre en charge les malades du coronavirus sont débordés, d’autres médecins généralistes ont moins, voire presque plus de travail. Anne Picot en a fait le constat à proximité d’Orléans.

C’est un paradoxe – un de plus – de la crise du coronavirus. Un médecin généraliste du Loiret, qui a souhaité rester anonyme, confie qu’il a des journées beaucoup moins remplies qu’avant.

« Mon activité a baissé de 50%, tout simplement parce que les gens restent chez eux. Du coup ils ne vont plus chez le médecin . Ils demandent des conseils au téléphone, mais ils ne viennent pas consulter pour des broutilles. En-dehors de la gestion du coronavirus, les urgences des hôpitaux ne sont plus débordées non plus. Car les gens n’y vont plus pour de petits accidents.

C’est positif et ce serait bien si ces habitudes pouvaient durer. Par contre, je m’inquiète pour le suivi des malades chroniques comme les diabétiques et les hypertendus. A la fin du confinement, on aura beaucoup de retard dans les diagnostics et les prises de médicaments, qui peuvent être particulièrement dangereux pour les patients. »

En Suisse, on en est à un point tel que 20 000 membres du corps médical ont été mis au chômage partiel depuis que les opérations non vitales ont été interdites. Cela concerne particulièrement le personnel de cliniques de rééducation et aussi les assistants des médecins libéraux. Ils ne peuvent cependant pas bénéficier de compensations, car ils doivent rester prêts à prendre en charge les urgences.

Si certains médecins sont en manque de patients, d’autres sont au contraire en première ligne face au coronavirus pour soigner ceux qui ne vont pas à l’hôpital et accompagner les familles.


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *