Euradio et l'Agence nationale de la cohésion des territoires présentent "1000 façons de faire l'Europe". Chaque semaine, dans une alternance de reportages et d’interviews, partez à la rencontre de projets et de citoyen·nes qui font bouger les lignes, partout en France. Avec le soutien de l'Union européenne.
Le long des routes nationales de Guadeloupe, il est aujourd’hui possible d’admirer des arbres indigènes tels que l’icaque, le bois-carré ou encore le bois de rose.
Ces plantations forment la “trame verte routière”, un projet destiné à préserver la biodiversité locale exceptionnelle tout en valorisant l’identité guadeloupéenne. Pour sa conceptrice, Marguerite Joyau, cette trame constitue “une porte d’entrée et une vitrine sur notre nature, qui forge notre identité”.
La Guadeloupe abrite en effet une richesse écologique remarquable : on y compte 4,5 fois plus d’espèces d'arbres indigènes qu’en métropole, sur un territoire pourtant bien plus restreint. “C’est un patrimoine local, mais aussi mondial, qu’il convient de préserver”, insiste Marguerite Joyau.
Aujourd’hui, la trame verte routière s’étend sur 10 km du réseau national, et le périmètre devrait doubler dans les prochaines années.
L’Union européenne soutient ce projet depuis 2019 à hauteur de 85 % — soit plus de 7 millions d’euros — via le FEDER.
Marguerite Joyau, directrice des paysages et des espaces verts de la région Guadeloupe et initiatrice du projet, est au micro de Cassandre Thomas.