À la une du Parlement européen

À la une de la session plénière du 27 au 30 avril : budget, crise énergétique et animaux

© Crédit photo : Ibrahim Boran À la une de la session plénière du 27 au 30 avril : budget, crise énergétique et animaux
© Crédit photo : Ibrahim Boran

À la une du Parlement européen, c'est l'analyse des grands sujets qui seront débattus lors de la session plénière à Strasbourg. Avec le bureau en France du Parlement européen, on décrypte les discussions, les textes, la fabrique de la loi européenne et ses conséquences pour nos quotidiens. Une chronique à retrouver tous les lundis avant le début de la session plénière.

La session plénière du Parlement européen est de retour cette semaine à Strasbourg. On va donc passer en revue avec Cheida André quelques-uns des grands sujets abordés par les députés à partir de ce lundi soir et jusqu’à jeudi après-midi. Une semaine de plénière avec un agenda dense et sur des sujets très concernés pour les Européens.

L’ordre du jour sera dominé par des thématiques économiques qui peuvent paraître techniques mais qui auront des conséquences très concrètes dans le quotidien des Européens.

En effet, mardi, les députés débattront puis voteront sur la position du Parlement européen dans les négociations à venir avec les États membres concernant le prochain budget à long terme de l'UE. Ce budget, qui couvrira 7 années allant de 2028 à 2034, sera capital pour l’avenir de programmes européens comme par exemple, Erasmus ou de politiques européennes chères aux Français, telles que la politique agricole commune et la politique de cohésion.

Dans cette négociation, rappelons que les députés souhaitent une augmentation d'environ 10 % du budget proposé initialement par la Commission européenne en juillet dernier. Cette augmentation est, selon le Parlement, nécessaire pour donner réellement à l’UE les moyens de respecter ses engagements, pour répondre aux attentes des citoyens et pour faire face aux enjeux actuels et à venir. Il faut par ailleurs souligner que le Parlement insiste d’une part pour qu'aucun montant supplémentaire ne soit alloué à l'administration ou aux agences décentralisées de l'UE et, d’autre part, sur la nécessité d’introduire de nouvelles ressources propres pour financer directement le budget, sans dépendre principalement des contributions des États membres.

Vous l’avez compris, la semaine prochaine sera une étape importante dans l’ensemble de ce processus, mais le chemin restera long avec l’objectif ultime de répondre d’ici la fin de l’année à toutes les questions de l’"équation financière” du prochain budget : comment le financer, avec quelles ressources, où les allouer, quelles politiques doivent être prioritaires pour répondre aux attentes des citoyens.

Attentes des citoyens comme par exemple la sécurité énergétique et les prix de l’énergie, qui seront également en discussion cette semaine

Le débat prioritaire de cette session, qui aura lieu mercredi matin, portera sur comment l’UE peut réagir à la crise actuelle au Moyen-Orient et comment elle peut protéger les Européens contre les répercussions de la guerre sur les prix de l'énergie.

On ne peut pas ignorer que la guerre au Moyen-Orient provoque une crise des énergies fossiles au niveau mondial, qui affecte l’Union européenne. Si aucune pénurie immédiate n’est constatée pour le moment, des tensions sont apparues sur certains produits stratégiques, tels que le kérosène et le diesel, avec des effets de contagion sur les marchés de l’électricité. Cette situation se traduit également par des coûts plus élevés pour les ménages et les entreprises depuis le début du conflit.

Certains États membres ont pris des mesures au niveau national. Ce débat sera l’occasion de voir si et comment l’Union européenne peut aussi envisager des mesures de court terme qui protègeraient les consommateurs et les entreprises en Europe et qui permettraient de réduire plus rapidement la dépendance européenne aux énergies fossiles et de faire baisser les factures.

Le dernier épisode de "Courants transatlantiques" consacré aux impacts de la guerre au Moyen-Orient.

Enfin, et sans transition, les députés vont parler de nos compagnons à 4 pattes cette semaine.

Saviez-vous que l'Europe compte plus de 352 millions d'animaux de compagnie, dont environ 129 millions de chats et 106 millions de chiens ? La France d’ailleurs est particulièrement bien classée avec plus de 6 ménages sur 10 possédant un compagnon félin ou canin.

Les députés européens approuveront en principe mardi, lors d'un vote final sur une nouvelle législation déjà approuvée par le Conseil, les toutes premières normes européennes en matière d'élevage, de conditions de vie, de traçabilité, d'importation et de manipulation des chats et des chiens. Ces règles amélioreront leur bien-être et permettront de lutter contre les trafics d’animaux au sein de l’UE.

Interview de Sébastien De Jonge, président de l'association GAIA

Les députés vont aussi voter ce lundi après-midi sur un rapport qui appelle la Commission à présenter un texte pour établir une définition commune du viol au niveau européen.

Elle se baserait sur l’absence d’un consentement libre, éclairé et révocable.

Mercredi les députés vont débattre des propositions de la commission sur le cyberharcèlement présentées en février. Elles concernent les sanctions pénales mais aussi la responsabilité des plateformes.

Et puis mercredi également les députés voteront définitivement sur une avancée pour les droits des femmes au sein même de l’hémicycle du Parlement.

La possibilité pour les députées de pouvoir voter par procuration pendant une grossesse et au début de leur maternité.