Euradio vous donne rendez-vous pour L’Europe vue d’ici (Europe from here), 10 minutes consacrées aux grands sujets qui font bouger la société européenne. Environnement, économie, santé, démocratie, droits humains… Nos reporters partent à la rencontre des acteur·rices institutionnel·les et des citoyen·nes, pour comprendre comment les grands enjeux européens résonnent sur les territoires.
Bonjour Stéphanie Taupin, vous êtes cofondatrice de l’agence Les Eclaireurs Du Voyage et aujourd'hui vous nous emmenez à la ferme, aux Iles Féroé ?
C’est ça, cap pour les Féroé et un «ovni» sur des îles qui font déjà souvent figure d’ovni elles-mêmes pour nous depuis la France... Cet endroit insolite, c’est la ferme-musée-gîte... bref lieu de découverte de Duvugardar.
Entendu, alors à quoi ressemble cette ferme des îles Féroé ?
Et bien Laurence, c’est une très vieille ferme, elle remonte au 16ème siècle. Évidemment, elle n’était pas exactement telle qu’on l’a voit aujourd’hui, mais ses racines et son histoire sont profondément ancrées dans ce petit bout de l’archipel.
Bâtisses de pierres sombres, toits couverts d’herbe... Elle est devenu une ferme-musée en 2024 seulement, pour montrer ce qu’était la vie d’une ferme des Féroé. En poussant la porte de la bâtisse principale, on a presque l’impression que les occupants sont partis la veille, surtout quand tout à coup on entend les moutons courir entre les bâtiments !
La ferme fonctionne donc encore ?
Oui complètement, c’est un domaine de presque 3000 hectares, avec plus de 2500 moutons; la toute première ferme d’élevage des Féroé aujourd’hui en fait, en termes de cheptel.
Et c’est d’ailleurs une visite qu’on recommande pour faire un saut dans l’histoire en même temps que s’immerger dans le quotidien d’un éleveur.
On part en camionnette dans la vallée de Saksunardalur, au contact avec les moutons et les chiens de berger. Il y a 11 troupeaux, et on les rejoint en traversant des rivières en 4x4. Un petit côté aventure sympa qui ne fait pas oublier l’impact positif qu’a votre visite sur place, à la fois pour l’éleveur-guide qui vous fait découvrir les lieux et pour participer à la restauration des anciennes bâtisses.
Un moment privilégié pour visiter cette ferme ?
Même si on dit toujours qu’aux Féroé il n’y a pas de mauvais temps, juste les mauvais vêtements, pour une visite de ferme il vaut mieux privilégier du printemps à l’automne. Et fin avril - début mai, il y a les naissances des agneaux. C’est très beau de voir ces petites boules blanches gambader au pied des montagnes noires.
Et puis notre conseil, au delà de visiter ce domaine aux paysages magnifiques, c’est aussi de poser le rythme un peu plus, s’installer quelques jours sur place, pour aller découvrir la petite église, elle aussi couverte d’un toit végétal... et simplement marcher au grand air dans un cadre assez exceptionnel.
Et s’il n’y avait qu’un mot à retenir pour symboliser cet endroit ?
Simplicité.
Un entretient réalisé par Laurence Aubron.