Les éclaireurs du voyage

Voyage temporel : sur les traces de l'Empire britannique

Photo de K. Mitch Hodge sur Unsplash Voyage temporel : sur les traces de l'Empire britannique
Photo de K. Mitch Hodge sur Unsplash

Toutes les semaines, Stéphanie Taupin et Fabien Hée vous emmènent à la découverte de l'Europe... et plus si affinité ! Les cofondateurs de l'agence Les Éclaireurs Du Voyage ramènent de leurs repérages sur le terrain, souvenirs de rencontres, trouvailles insolites et conseils pour vos prochains voyages. Un regard parfois amusé, toujours sincère, sur ces destinations qui nous entourent et nous en font voir de toutes les couleurs.

Fabien Hée, vous êtes cofondateur de l’agence Les Éclaireurs du Voyage, et aujourd’hui, vous nous emmenez sur les traces d’un moment charnière de l’histoire : la mort de la reine Victoria.

Tout à fait Laurence. Le sujet n’est pas des plus joyeux mais vous verrez que son règne a impacté les échanges et les routes commerciales durablement. A la mort de la Reine Victoria le 22 janvier 1901, le Royaume-Uni n’est pas seulement une grande puissance européenne : c’est un empire mondial. On parle d’un pays qui contrôle ou influence des territoires sur tous les continents, avec des routes maritimes, des ports stratégiques, des chemins de fer, et une administration impériale qui a façonné durablement une partie de la planète. Pour le voyageur d’aujourd’hui, c’est passionnant : on retrouve encore partout des traces de cette époque.

Quand on dit “l’Empire britannique”, on parle de quoi exactement ?

On parle du plus vaste empire de l’histoire moderne. Le Royaume-Uni est présent en Inde, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, dans les Caraïbes, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande… C’est une puissance maritime et commerciale qui a structuré le monde autour de ses routes. Et en 1901, au moment de la mort de Victoria, cet empire est à son apogée.

Comment cet empire a t’il dessiné une partie des routes du monde ?

Et bien, il fallait relier Londres à Bombay, Calcutta, Colombo, Le Cap, Sydney, Auckland… donc on construit des ports, on développe des lignes de navigation, et surtout on met en place des infrastructures : routes, gares, lignes ferroviaires, bâtiments administratifs.

Résultat : aujourd’hui encore, beaucoup de pays du Commonwealth se visitent très facilement, car ils ont hérité de réseaux structurants et l’on emprunte quasiment les mêmes « routes » aériennes aujourd’hui.

Prenons un exemple concret : l’Inde. Que voit-on encore aujourd’hui de cette époque ?

L’Inde est probablement le pays où les vestiges britanniques sont les plus visibles. D’abord dans l’architecture : des gares monumentales, des bâtiments administratifs, des universités, des clubs, des quartiers entiers. Et surtout dans le rail. Les Britanniques ont énormément développé le chemin de fer en Inde, pour des raisons économiques et stratégiques. Pour un voyageur, ça donne aujourd’hui un réseau ferroviaire gigantesque, vivant, et incroyablement dépaysant.

Si on part en Australie ou en Nouvelle-Zélande, on retrouve aussi ces traces ?

Oui, et c’est même très frappant, parce que le lien culturel est encore très fort. En Australie comme en Nouvelle-Zélande, le voyageur retrouve des éléments familiers : la langue anglaise bien entendu, la conduite à gauche, un héritage institutionnel, des noms de villes, noms de rues, noms de gares, et une culture urbaine héritée du modèle britannique.

Avez vous un pays coup de cœur dans cet ancien empire britannique ?

Oui et un très gros ! Pour la Nouvelle-Zélande, un pays que je conseille vivement de visiter une fois dans sa vie. La nature y est grandiose, luxuriante, j’ai aimé cette impression de fouler une terre qui n’avait pas encore été visité par l’homme. C’est littéralement le bout du monde pour nous Français, mais c’est un voyage à part, qui vaut le déplacement !

Peut-être aurons-nous l’occasion d’en parler plus précisément dans une future interview ;)

Merci Fabien, je rappelle que vous êtes cofondateur de l’agence Les Éclaireurs du Voyage.

Thank you Laurence, et à la semaine prochaine pour une nouvelle destination à explorer.

Un entretien réalisé par Laurence Aubron.